poil à gratouiller

livres, films, économie...

posté le 11-07-2013 à 12:34:13

Les colos trop chères

" La hausse des prix est bien l’une des raisons expliquant la désaffection pour ces séjours. Le prix d’une semaine de vacances en colonies coûte, selon le rapport, entre 400 et 600 € par enfant, avec un coût moyen de 63 € par jour. À titre de comparaison, une journée de scoutisme, activité qui connaît un essor considérable, coûte entre 10 et 15 €.

Dès lors, on observe un « repli des classes populaire et moyenne sur les séjours en centre de loisirs », note le rapport. Et ce d’autant plus que les aides sociales au départ, directes ou indirectes, ont diminué.

Les subventions des caisses d’allocations familiales pour les séjours en colonie ont été supprimées au profit des centres aérés (sans hébergement) tandis que les comités d’entreprises ont peu à peu préféré se tourner vers des opérateurs à but lucratif pour les vacances des enfants de leurs salariés, délaissant la majeure partie des colonies traditionnelles, organisées par des associations ou des collectivités territoriales."

 

 

La colo est un moyen d'éducation irremplaçable et  plus que jamais nécessaire  à l'enfance.  Elle sort les enfants patauds de leur cocon familial et environnemental et les introduit dans de nouveaux groupes et de nouveaux lieux.    Ils peuvent ainsi  se confronter à d'autres manières de voir  et de comparer les us et habitudes d'ici et d'ailleurs et ainsi évoluer. 

 

 

 

 


 
 
posté le 09-07-2013 à 20:40:28

Sarkozy revient parmi les siens

Si les admirateurs de Sarkozy étaient peu nombreux et pris en plan rapproché pour qu'ils puissent remplir le cadre de la vidéo,  la presse a, par contre, joué son rôle  d'agent de relations publiques avec la maestria habituelle. Ce non-évènement traité en premier plan dans les informations avec le minutage des interventions des cadres de l'UMP confinait au grotesque.

 

Un retour sur une émission de là-bas si j'y suis intitulée "taxez-nous" pour se rappeler les débats pendant son quinquennat de président des riches :

 

 

 Au service des riches

 


 
 
posté le 06-07-2013 à 17:39:13

histoires de sourds

 
                                                   C'est dimanche
 
 
 

" La surdité est comique, alors que la cécité est tragique. Prenez Œdipe, par exemple : imaginez qu’au lieu de s’arracher les yeux il se soit crevé les tympans. Ç’aurait été plus logique, en fait, puisque c’est par les oreilles qu’il a appris l’atroce vérité quant à son passé, mais ça n’aurait pas eu le même effet cathartique. Cela pourrait susciter de la pitié, peut-être, mais pas de la terreur. Ecoutez le Samson de Milton : « O dark, dark, dark, amid the blaze of noon, / Irrecoverably dark, without all hope of day » (Ô sombre, sombre, sombre, au milieu de la fournaise de midi, / Irrévocablement sombre, sans espoir de jour) n’a pas le même pathos évidemment. Comment cela pourrait-il continuer ? « O deaf, deaf, deaf, amid the noise of noon, / Irrecoverably deaf, without all hope of sound » (Ô sourd, sourd, sourd, parmi les bruits de midi, / Irrévocablement sourd, sans espoir de bruit). Non.Bien sûr, vous pourriez arguer que la cécité est une affliction plus grande que la surdité. Si j’avais à choisir entre les deux, je choisirais la surdité, je l’admets. Mais ces deux infirmités sensorielles n’ont pas entre elles que des différences de degré. Culturellement, symboliquement, elles sont antithétiques. Le tragique par opposition au comique. Le poétique par opposition au prosaïque. Le sublime par opposition au ridicule. Une des injures les plus fortes dans notre langue, un peu démodée aujourd’hui, est « Damn your eyes ! » (maudits soient tes yeux) (beaucoup plus fort que « Fuck you ! » et infiniment plus satisfaisant – essayez cela la prochaine fois qu’un butor dans une camionnette blanche essaiera de vous écraser) « Damn your ears ! » ne fait pas le poids. » "

 

  "Lodge s’amuse des « durs de la feuille », des « sourdingues », dont il est. Ce faisant, il envisage la surdité dans ses dimensions intimes, sociales, culturelles et linguistiques, de manière décalée, à la fois érudite et drôle, sérieuse et loufoque, en un mot, spirituelle." Christine Marcandier, Médiapart.
 
 
 
                                                Ecouter un extrait

 

 


 
 
posté le 04-07-2013 à 21:09:18

Chasse à l'homme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "(...) les lanceurs d'alerte jouent un rôle vital pour promouvoir la transparence et combattre les comportements dommageables pour l'intérêt de tous."  Richard Moberly

 

 

Ce rôle devrait être étendu : les employés de banque devraient pouvoir révéler les malversations financières, pour les salariés,  pouvoir  révéler les vices des produits et garantir ainsi la santé et la sécurité des utilisateurs sans être poursuivis au nom du secret des affaires, les soldats pouvoir informer des crimes de guerre dont ils sont témoins, etc. ce que ne font pas les journalistes "embedded". 

 

Actuellement, rien ne protège ces particuliers qui paient cher leur courage :

En France, il y a quelque temps, le journaliste  Denis Robert avait failli voir sa vie saccagée par la banque dont il dénonçait le fonctionnement.

Actuellement Ansange est bloqué dans une ambassade pour éviter la justice américaine, le soldat Manning risque la peine de mort, Edward Snowden est lâché par tous les pays dont et surtout la France.

 

 

De plus, le gouvernement français s'est conduit comme un sbire de second ordre dans une chasse à l'homme, allant jusqu'à refuser le survol de l'avion présidentiel bolivien du territoire français dans lequel  Snowden aurait pu s'y trouver. S'abaisser à ce point pour montrer qu'on est aux ordres des états puissants et des riches est pitoyable.

 

 

 

 
 

 

 


 
 
posté le 28-06-2013 à 09:30:40

les verts attaquent

Le 21 juin 2013, lors de l’examen du projet de loi de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Sénat a voté dans la nuit, sur proposition du groupe EELV, un amendement qui figure dans l’article 43 Ter nouveau du texte adopté par le Sénat. Cet amendement supprime l’alinéa 1 de l’article L 952-6 du Code de l’Education qui prévoit que : « sauf dispositions contraires des statuts particuliers, la qualification des enseignants-chercheurs est reconnue par une instance nationale ».

Cela a pour conséquence de supprimer de la procédure de recrutement des enseignants-chercheurs l’étape de qualification nationale aux fonctions de Maître de conférences ou de Professeur des universités par le Conseil National des Universités (CNU). Contrairement aux diplômes de doctorat et d’habilitation à diriger des recherches (HDR), qui ne portent que sur la seule activité de recherche, la qualification marque la reconnaissance, par une instance nationale, de la qualité des candidatures selon tous les aspects du métier d’enseignant-chercheur.

 

 Une pétition pour supprimer l'amendement  " Non à la suppression de la qualification par le CNU

a déjà recueilli plus de 17 000 signatures.

 

" Les verts sont dans le fruit"

" On peut discuter le fonctionnement du CNU et les modalités de sa composition. L'utilité d'une instance de validation et de régulation par les pairs, tenant compte de tous les aspects du métier d'enseignant-chercheur, est hors de doute, si l'on veut conserver un caractère national au recrutement du corps enseignant des universités : c'est le seul garde-fou disponible contre le localisme et le copinage. Il convient de le renforcer, non de le supprimer."

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